mercredi 24 février 2016

France et Allemagne sont différents, mais certains sont plus différents que d'autres.



Une scène de rue à Cologne un soir d'été
Un de mes billets précédents Avant d'agir se rappeler que certains sont plus différents que d'autres, attirait l'attention sur les difficultés de compréhension et communication mutuelles que pouvaient générer les différences culturelles, historiques, etc.

Dans un des blogs, que je lis régulièrement, j'ai trouvé cet article qui synthétise les différences culturelles, politiques, organisationnelles, etc. entre la France et l'Allemagne. C'est extrémement intéressant et explique entre autres les frictions entre Allemagne et France au sein de l'Europe. Mais que se passerait-il si on s'arrangeait pour utiliser au mieux les forces de chacun ?
http://argoul.com/2016/02/23/france-nest-pas-allemagne/

Voila ce sera tout pour aujourd'hui. Ciao, bonsoir.

jeudi 4 février 2016

Il y a pas le feu au lac, mais on ne sait jamais...Comment se préparer à gérer au mieux les risques familiaux, un exemple suisse.

Faut-il stocker des bonbons pour "survivre"
dans un cas d'urgence ?
Consultons la check list ! 
29 billets de ce blog sont consacrés, tout ou partie, à la gestion des risques : identification, quantification, définition des contrôles pertinents, plans de continuité ou de contingence, audits, etc. pour une entreprise ou une collectivité. Dans la lettre quotidienne "Insolentiae" de Charles Sannat, il y avait un article consacré aux plans d'urgence pour les particuliers proposée par les autorités suisses.

Si je résume, comment se préparer pour "survivre au mieux" au cas où un incident se produit qui vient perturber les circuits d'approvisionnement, les fournitures d'utilités, les infrastructures ou qui oblige à une évacuation de son domicile, etc.

J'ai trouvé cet article et le plan d'urgence des autorités très instructifs et un bon exemple de plan de contingence pour les particuliers. Aussi je vous invite à les consulter (et à vous en inspirer pour protéger au mieux votre famille au cas où...)

Voici l'article de Charles Sannat : Plan d'urgence pour particuliers en Suisse

Voici le site géré par les autorités suisses : https://alertswiss.ch/fr/infos-conseils/plan-durgence/ qui comprends entre autres, un document .pdf téléchargeable pour vous aider à créer votre plan de contingence ainsi qu'une check list des objets et documents à avoir facilement disponibles.

Je prends souvent l'exemple de la Suisse comme un pays qui "fait tout bien" dans tous les domaines mais une fois encore ils montrent l'exemple à suivre. Si on ne parle jamais des risques, on ne sera jamais prêt à faire face le jour où ils se matérialiseront. 

Voila, ce sera tout pour aujourd'hui. Vous pouvez vous consacrer de nouveau à vos activités ordinaires. Ciao, bonsoir.


lundi 1 février 2016

Avant d'agir, se rappeler que tous les Hommes sont différents mais certains sont plus différents que d'autres.



Sur le profil Facebook d'Eric Emmanuel Schmitt, j'ai trouvé un billet qui lui avait été inspiré par le dessin ci dessus qu'un ami lui avait envoyé. Ce dessin lui avait inspiré une réflexion sur la difficulté à se comprendre en particulier liée à la croyance que nous sommes tous pareils car nous vivons tous dans un monde "global" saturé de moyens de communications et inondés de produits identiques d'un bout à l'autre de la planète. Vous pouvez lire son billet Billet E.E.Schmitt

Ce dessin aussi m'a inspiré quelques réflexions que je vous propose pour réflexion.

mercredi 8 juillet 2015

Y a comme une faille dans la gouvernance et l'organisation !


Assemblage disparate de bâtiments (Le musée du MUCEM,
la cathédrale de la Major, la tour CMA-CGM et le
chapiteau d'un cirque !)
En Avril 2015, des fragilités potentielles ont été découvertes par l'autorité de Sûreté nucléaire sur le couvercle et le fond de la cuve du réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville. Il s'agit en fait de teneurs deux fois trop élevées en carbone qui entraînent une fragilité plus grande de la cuve et peuvent réduire sa résistance aux radiations ou aux chocs.
Aujourd'hui, il apparaît que ces teneurs en carbone trop élevées avaient été détectés par Areva en 2006 mais n'avaient pas été signalées alors à l'autorité de sûreté nucléaire (article du Canard Enchaîné)
Réponse d'Areva : "c'est inhérent à la physique" et "au refroidissement des gros lingots d'acier". .

A titre d'exercice, examinons quelques unes des interrogations que suscite cette situation dans le domaine de l'organisation et du management

dimanche 5 juillet 2015

"La Vérité est dure mais c'est la Vérité"

Ce court billet juste pour une réflexion sur les premiers résultats du référendum en Grèce qui donneraient une majorité pour le Non (Soit ne pas accepter les propositions de l'Eurozone).

Cela m'a fait penser à une de mes maximes favorites (que je pense avoir "inventée" ) : "La vérité est dure mais c'est la vérité" (sur le modèle de "Dura lex, sed lex").

Tout le monde semble être d'accord pour dire que la dette grecque n'est pas soutenable et qu'il faudra la restructurer. Par ailleurs, même après le non il semble y avoir unanimité pour dire qu'il faut continuer des négociations

On ne peut pas restructurer la dette grecque sans créer des tensions dans d'autres pays membres de l'Eurozone, c'est sûr mais si de toute manière on est condamné à la restructurer, pourquoi ne pas avoir commencé à en discuter il y a 5 mois ?? C'était la vérité, et on doit accepter la vérité ! Il n'y a pas d'alternative : alors pourquoi avoir retardé ces discussions...cela n'a abouti (logiquement) qu'à un retrait de la Grèce et la tenue d'un référendum ! Cela ne sert à rien de reporter un problème que l'on sait on aura à traiter !

"La vérité est dure, mais c'est la vérité". Seules les autruches se cachent la tête dans le sable pour ne pas voir les évènements désagréables ..mais cela ne peut que faire empirer les problèmes. Alors, mieux vaut prendre acte au plus tôt qu'il faut agir - il n'y a pas le choix - et essayer de trouver la meilleure solution au plus tôt.

Voila ce sera tout pour aujourd'hui. Vous pouvez arrêter de lire ce blog et reprendre une activité normale. Ciao, bonsoir !

mercredi 10 juin 2015

Aller voir un match de football en jet privé : d'autres réflexions sur les notions d'éthique et de gouvernance



Suis-je vraiment arrivé ici pour un motif professionnel  ?
Peut-on penser que venir ici a été décidé d'abord pour mon plaisir ?
Cela peut-il être interprété comme un manquement à l'éthique ?
L'actualité me rattrape ! Dans un billet précédent, Article précédent, j'évoquais les notions d'éthique et de gouvernance et je citais - en post scriptum - un cas qui m'était arrivé où j'avais refusé l'invitation d'un fournisseur pour aller voir un équipement installé au Canada dans la région du homard !. J'avais estimé à l'époque que, bien que ce soit un déplacement professionnel, on aurait pu penser que j'y étais allé pour mon plaisir et donc que j'avais profité de mon poste pour bénéficier d'un avantage personnel.

Je pense que notre premier ministre, Manuel Valls, aurait bien fait d'adopter la même attitude et n'aurait pas du prendre un jet privé à la finale Barca / Juventus à Berlin et, parait-il, aller discuter avec M.Platini de L'Euro 2016. Il n'aurait pas du y aller...car on peut penser qu'il y est allé pour son plaisir personnel....Et ce d'autant plus que la discussion avec M.Platini n'était pas enregistré sur son agenda officiel, qu'il avait deux de ses enfants avec lui et que M.Platini était deux jours plus tard en France.

D'après moi, c'est un peu la même analyse que celle que j'avais faite dans le cas de Thevenoud : soit il l'a réellement fait pour des motifs professionnels sans réaliser l'interprétation qui pouvait en être faite dans l'opinion ...et cela dénote un manque de réflexion et d'anticipation difficilement compatible avec la fonction de premier ministre, soit il l'a fait pour des motifs personnels et c'est évidemment une entorse à l'éthique et à une bonne gouvernance, mais peut-être n'a-t'il pas été formé et sensibilisé ?

Voila, ce sera tout pour aujourd'hui.

P.S.1. : et dans la même lignée les députés votent eux même sur des mesures économiques qui les concernent : est ce bien raisonnable ? Pourquoi ne pas demander aux assujetis de L'ISF si il faut augmenter cet Impôt ? Ou aux fonctionnaires avec l'emploi à vie si il faut les faire passer sous un régime commun de contrat de travail? Ces deux derniers exemples paraissent absurdes mais c'est ce qui est fait en autorisant les personnes intéressées à décider et valider elles mêmes des décisions qui les concernent.

P.S.2. : Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi aucun de ses conseillers ne l'a dissuadé de le faire. Ont-ils besoin eux aussi d'être formés ou pensent-ils que un premier ministre, de par sa fonction, est intouchable et n'a pas à suivre les règles qui s'appliquent au commun des mortels ?

P.S.3. : et comme pour le cas de la directrice de l'INA, je ne vois pas de raison pour laquelle les frais engagés pour le premier ministre ne devraient pas validés par un responsable délégué hors de la ligne hiérarchique du premier ministre...au mieux avant d'engager les dépenses et à défaut, quand il s'agirait de régler la facture. Qu'il aurait-il d'étrange à ce que l'administration et le gouvernement suivent les règles de gouvernance généralement appliquée dans le secteur privé ? ( A part, bien entendu, "cela ne coûte rien, c'est l'état qui paye !" )




jeudi 4 juin 2015

Faire exploser les coûts de taxi ou ne pas payer ses impots : quelques réflexions sur les notions d'éthique et de gouvernance

Est ce conforme à l'éthique d'accepter une invitation
à déjeuner par un fournisseur avec langouste ou
homard au menu ?
(Dans un restaurant de poisson à Durban, Afrique du Sud)
Un billet de ce blog écrit il y a quelques mois, évoquait les notions d'éthique et d'équité Ethique et equité pour plus de performance.
Deux faits divers récents sur des "comportement non appropriés" d'un secrétaire d'état nouvellement promu et de la patronne de l'INA, m'ont incité à aborder à nouveau le sujet de l'éthique en Entreprises ou collectivités.

Suivez moi pour en savoir plus.





jeudi 21 mai 2015

Un éclairage accompagnement du changement de la Réforme du collège : bâtir sa crédibilité en se hatant de publier un décret d'application ?

Monter toujours plus haut
vers l'excellence ??
Mais cela ne sera jamais un long fleuve tranquille !
Ce billet fait suite aux deux billets précédents sur un éclairage "Accompagnement du changement" de la réforme du collège et des programme du collèges Billet 1/2  et billet 2/2

La grève des enseignants contre le projet de réforme du collège a eu lieu le 19/05. Le décret d'application de la réforme des collèges a été publié au journal officiel le 20/05 au prétexte que la réforme devait urgemment être mise en place pour corriger la situation existante. Rappelons que ce décret est l'application d'une loi discutée et votée en 2013 (Refondation de l'école). La publication du décret d'application avait donc déjà attendu plus de 18 mois; objectivement le décret pouvait donc bien attendre encore quelques semaines et n'avait pas à être publié le lendemain de la grève ce qui a été considéré comme une provocation.
Quant à la proposition de modification des programmes scolaires, elle est au stade de la discussion et n'est pas concernée par le décret d'application publié le 20/05.

Que peut-on penser de cette hâte à publier ce décret ?

samedi 16 mai 2015

La réforme des collèges et des programmes du collège examinées avec une perspective de conduite du changement (2ème partie)



Faire des découpages miniatures demande une grande patience
et des nerfs d'acier, animer une salle de classe aujourd'hui
doit demander les mêmes qualités
(Vu au musée de la miniature à Lyon)
Ceci est la deuxième partie du billet sur la réforme des programmes scolaires examinée avec une perspective de conduite du changement. Pour la première partie CLIC

En tant que praticien de la conduite du changement, quel est mon diagnostic sur les chances de succès de la mise en place du projet de nouveaux programmes scolaires ?




vendredi 15 mai 2015

La réforme des collèges et des programmes du collège examinées avec une perspective de conduite du changement (Première partie)

Une salle de classe vue au musée de la miniature à Lyon
La réforme proposée des programmes scolaires fait l'objet d'intenses commentaires de la part d'une grande variété de représentants de la société civile. Dans ce billet je ne porterai pas de jugement sur le fond, sur le contenu des nouveaux programmes proposés : c'est un domaine où je n'ai pas de compétences particulière. En revanche je vous propose d'examiner ce projet avec une perspectives de conduite du changement. Comment se situe ce projet et la manière dont il a été promu vis à vis des bonnes pratiques de conduite du changement, pratiques que j'ai eu maintes fois l'occasion d'aborder dans ce blog.


Ce billet un peu long sera publié en deux parties.

lundi 15 décembre 2014

La loi de la tartine beurrée, dite loi de Murphy, si utile en management, expliquée par la physique

La loi de Murphy pour nous aider à trouver notre voie ?
A la fête des lumières, Lyon, 2014
Ce blog a évoqué de multiples fois la loi de Murphy, dite aussi loi de la tartine beurrée ou plus directement loi de l'emmer.... général.  Voir par exemple l'utilisation de la loi de Murphy dans la gestion des risques
http://blaisebet.blogspot.fr/2011/06/je-suis-optimiste-mais-pour-limiter-les.html
ou tous les billets où la loi de Murphy est évoquée Billets du blog avec loi de Murphy

Je tenais à vous signaler une video, originellement publiée sur le blog "crash toast" et repris sur "Passeur de science", qui traite du contexte et des fondements de cette fameuse loi de la tartine beurrée
http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2014/12/14/la-loi-de-la-tartine-beurree-expliquee-par-la-physique/

Fascinant !

Ce sera tout pour aujourd'hui, vous pouvez arrêter la lecture de ce blog et vous consacrer entièrement à un approfondissement de vos connaissances sur la loi de Murphy. Ciao, bonsoir.

jeudi 20 novembre 2014

Organiser entreprises et collectivités pour plus de performance et d'épanouissement ! Un nouveau type d'organisation ?


Comme ce bâtiment, l'organisation d'une entreprise
peut être conçue et bâtie différemment !
Un précédent billet, une entreprise qui tourne carrément rond, a décrit le fonctionnement de la société FAVI, leader mondial dans certains produits de fonderie, et qui applique des principes d'organisation très différents de ceux appliqués par la grande majorité des entreprises

Cette même société FAVI fait partie d'un échantillon de 12 entreprises ou collectivités qui ont été étudiés dans le cadre d'un travail de recherche sur les nouvelles formes d'organisation.
Qu'ont en commun ces Entreprises ? Elles fournissent des produits ou services divers, leur taille varie de 100 à 40000 personnes, mais elles sont gérées "autrement". Elle sont toutes très performantes et prospères et chacune, de manière indépendante, a mis en place des principes similaires à ceux appliqués par FAVI. L'auteur de la recherche a étudié le fonctionnement de ces 12 entreprises situés en Europe et aux USA et a dégagé 3 principes communs qui sous tendent l'organisation de ces Entreprise. Il a écrit un livre en anglais sur le sujet et a donné une présentation en Français que j'ai suivie avec un fort intérêt. Suivez-moi pour en savoir plus...

vendredi 17 octobre 2014

Ce qui est bon pour moi est-il bon pour la collectivité ?





Un bel alignement...
Je suis tombé sur cet article d'économie Matin qui analyse les probabilités de marquer un penalty suivant la tactique de frappe utilisée Viser au centre pour marquer. La meilleure tactique pour marquer un penalty serait de tirer au centre car le gardien de but essaye d'anticiper en plongeant d'un coté ou de l'autre et ne reste que 2% du temps au centre.

Pourquoi, alors, n'y a-t'il pas plus de joueurs qui visent au centre ? Sûrement parce que s'ils ne marquaient pas le but, ils subiraient la colère de leur entraineur et seraient accusés d'avoir saboté les chances de réussite : la "preuve" c''est que tous les joueurs visent les cotés et si possible les coins pour être le plus loin possible du centre. S'ils tirent sur un coté et ratent, cela arrive à tous les joueurs !

Donc pour avoir la probabilité maximum de marquer un penalty, il faudrait viser au centre mais aucun joueur le fait pour ne pas être pénalisé au niveau individuel ...alors que viser au centre serait une stratégie meilleure au niveau collectif pour l'équipe qui tire le penalty.

Une illustration dans l'univers du football d'un cas où l'intérêt individuel n'est pas aligné avec l'intérêt collectif.
Mais dans les entreprises aussi, on peut trouver des situations où l'intérêt individuel ne coïncide pas avec l'intérêt collectif.
Suivez moi pour en savoir plus.

mercredi 15 octobre 2014

Y-a-t'il un risque à appliquer le principe de précaution ?


Des milliers d'articles sur Internet sont consacrés au principe de précaution qui depuis 2005 constitue l'article 5 de la constitution Française. Aussi bien articles en défense de ce principe et de sa "sanctuarisation" dans la constitution car il offre un contre pouvoir et une protection envers des modifications réalisées sans suffisamment de prise en compte des impacts (en particulier dans le domaine de la santé et de l'environnement). et des opposants qui accusent ce principe de tuer l'envie d'entreprendre par peur des risques.


Ce principe de précaution étant proche de l'analyse et la gestion des risques que j'ai maintes fois abordé dans ce blog, j'ai décidé d'en savoir plus sur le sujet. Un des moyens que je préconise et que j'applique généralement pour m'éclaircir les idées sur un sujet est de tenter de l'expliquer à d'autres. Dont acte.

Voici donc ma tentative pour expliquer ce qu'est le principe de précaution et évaluer comment cela se compare avec la gestion des risques.

Suivez-moi pour en savoir plus...

dimanche 12 octobre 2014

Mis en place, bravo ! Mais ce n'était pas l'objectif visé ! (1/2)


Immeubles Art Déco à Riga, Lettonie
Une grande part du design est dédié
à la fonction décoration
J'ai déjà eu plusieurs fois l'occasion de parler des fonctions d'un objet, d'une action ou d'un projet et de l'analyse fonctionnelle ou analyse de la valeur qui sont des méthodes de design. Voir par exemple mon billet Fonction vous avez dit fonction ?. Un autre billet  soyez efficace, efficient, serviable, etc.    évoque les incohérences qu'il pouvait y avoir entre la fonction désirée par un client souvent appelé besoin du client, quand il achète un produit c'est à dire ce pour quoi ce produit doit être conçu et les solutions mises en œuvre qui ne satisfont pas la fonction ou ne la satisfont pas de manière efficiente et optimale.

Dans ce premier billet nous allons illustrer sur deux exemples pris dans l'actualité comment des solutions mises en œuvre peuvent ne plus satisfaire complètement la "raison d'être" d'un projet car elles n'assurent plus que partiellement ou plus du tout les fonctions qui étaient attendues du projet.

mercredi 8 octobre 2014

Atteindre les objectifs : pourquoi et comment bâtir sa crédibilité (Billet 2/2)



L'Hermione, une réplique du bateau de La Fayette
construit à Rochefort.
Il a fallu 17 ans pour le construire à l'identique
(sauf équipements de sécurité légaux)
Premiers essais en mer depuis Septembre 2014
Photo sans rapport avec le sujet du billet mais il est tellement beau!
Les exemples précédents (billet 1/2 ) ont illustré, j'espère, quelques uns des avantages qu'un individu ou une collectivité peut trouver à bâtir et maintenir sa crédibilité dans un domaine donné. Examinons maintenant plus en détail pourquoi il est utile de bâtir sa crédibilité dans des domaines choisis et comment on peut le faire.

Pourquoi bâtir sa crédibilité :

Pour gagner en efficacité en orientant les comportements
Si on définit une règle ou des objectifs et si la collectivité dans laquelle on est sait que toutes les mesures seront prises pour que la règle soit suivie ou que les objectifs soient atteints, les actes et comportements des membres de la collectivité tendront à suivre "naturellement" ces règles ou à mettre tout en œuvre pour atteindre les objectifs. Moins de temps et de ressources seront gaspillés pour faire respecter, convaincre et la collectivité deviendra plus efficace.

Quelques exemples de la vie courante :
  - si on accepte un stationnement anarchique de courte durée, les automobiliste finissent par se garer en deuxième ou troisième file pour des longues durées (exemple vécu dans une grande ville)
  - Si on donne un permis de construire en zone inondable avec obligation de bâtir sur pilotis et si une maison se construit sans les pilotis pour réduire de quelques % les coûts de construction, et que on ne fait pas aussitôt détruire la maison, il y aura bientôt des dizaines de maisons sans pilotis dans cette zone inondable (exemple vécu dans un village que je connais)
 - si on promeut l'application des règles de sécurité et si on réprimande quelqu'un parce qu'il a appliqué les règles ce qui a résulté en l'arrêt d'une unité de production, plus personne ne suivra les règles (exemple dans l'industrie) ou il faudra déployer des moyens considérables pour essayer néanmoins de les faire appliquer
 - si on accepte que des papiers et mégots soient jetés sur la chaussée, on finira par trouver des vieux matelas et des rebuts d'appareils électroménagers dans un petit bois qui pourrait être agréable (Exemple constaté quelque part en France)

Pour inspirer et préserver confiance
D'une manière générale bâtir et garder sa crédibilité dans un domaine particulier, c'est aussi un moyen de garder et d'entretenir la confiance. Comment puis-je faire confiance à quelqu'un pour réaliser ce que je souhaite s'il ne tient pas parole et ne met pas tout en œuvre pour réaliser ce qu'il devait faire, s'il ne manifeste pas le courage et la volonté de défendre ses opinions. Et c'est l'expérience des actions passées qui aidera à bâtir la crédibilité et donnera confiance pour le futur.
Je ne pense pas trahir un secret en disant que la majorité des français ne font pas confiance aux hommes et instances politiques : ceux au pouvoir n'ont pas su bâtir leur crédibilité dans la réalisation du programme sur lequel ils avaient été élus.

Heureusement, au sein d'une Entreprise ou collectivité, faire ce qu'on a dit et bâtir sa crédibilité est souvent plus simple que dans l'arène politique.
Dans ce qui suit nous nous focaliserons seulement sur la crédibilité en Entreprise et dans le cadre du management.

Comment bâtir et renforcer sa crédibilité dans une entreprise ou collectivité

En avoir la volonté :
Souvent certaines actions qu'on pourrait faire à court terme seraient plus faciles mais mettraient en danger la crédibilité à long terme. Il faut accepter les désagréments éventuels du court terme parce qu'on sait que les bénéfices à plus long terme feront plus que compenser.
Pour en revenir au domaine de la sécurité que je connais bien. Si je prône un respect exemplaire des règles de sécurité et si je ne donne pas l'exemple ou fait semblant de ne pas voir des manquements pour éviter une confrontation ou parce que cela m'arrange à cet instant précis, je n'aurai plus aucune crédibilité dans le domaine.
Renvoyer le camion non équipé d'un système de captation de vapeurs, a un impact négatif sur l'unité de production aujourd'hui et peut avoir un coût mais si je ne le fait pas je devrai consacrer beaucoup de temps et de ressources à faire respecter la règle sur le long terme.

Choisir bien les domaines où on veut établir sa crédibilité :
Faire ce qu'on a dit, faire appliquer les règles ou atteindre les objectifs qu'on a établis et fixés ne doit pas être à la merci d'évènements extérieurs sur lesquels on n'a aucun contrôle. Il serait hasardeux d'engager sa crédibilité sur des domaines qui échappent à notre contrôle. Tout au plus pouvons nous faire des prévisions sur ces domaines dépendant de facteurs externes pour les besoins de la gestion.
La plupart des domaines importants pour la bonne gestion et la performance d'une Entreprise sont néanmoins sous contrôle interne et donc des domaines candidats potentiels pour établir sa crédibilité et la garder (ou ne pas la perdre). La sécurité, la qualité, la protection de l'environnement, l'efficacité, le service client, etc...sont des domaines où on peut -si on en a la volonté - donner des preuves de sa volonté et ainsi bâtir et entretenir sa crédibilité.
Il va sans dire qu'on peut essayer d'être exemplaire et crédible dans tous les domaines sous son contrôle mais cela exige bien sûr une très grande volonté et un effort important dans le court à moyen terme (mais aussi sans doute des gains importants à long terme).
Certains domaines tels les prix de vente ou les quantités vendues ne sont que partiellement sous le contrôle de l'entreprise et il peut être hasardeux d'engager sa crédibilité dans ces domaines. Il y a sans doute des exceptions comme la société Apple qui peut quasiment fixer ses prix de vente et ses volumes mais parce que il ont bâti une crédibilité très forte sur leur capacité à fournir des produits innovants et valorisants.

J'ai en tête l'exemple la société FAVI qui ne voulait jamais livrer un client avec du retard et qui est allé jusqu'à affréter un hélicoptère pour faire une livraison dans les temps (voir billet une entreprise qui tourne carrement rond). Je pense qu'après quelques manifestations de ce genre, la société FAVI était crédible quand elle disait qu'elle ne livrait jamais en retard : cela devait renforcer la fidélité et satisfaction des clients et motiver les employés pour faire tout pour ne pas créer de retard.

Ne chercher à bâtir sa crédibilité que sur des domaines qui sont atteignables
La Palisse aurait pu dire que "On ne peut bâtir sa crédibilité qu'en réussissant à faire ce que on souhaitait". Poursuivre des causes perdues d'avance expose au contraire à des pertes de crédibilité.

Pour devenir crédible dans le domaine du respect des règles, il faut que ces règles puissent être appliquées dans les faits : si on a deux règles ou deux objectifs antagonistes - c'est à dire si on peut appliquer l'un ou l'autre mais pas les deux à la fois -, cela suffit à décrédibiliser l'ensemble des règles et celui qui veut les faire appliquer.
De la même manière un objectif doit être bâti sur des bases solides et crédibles sous peine non seulement de ne pas être atteint mais de décrédibiliser tous les autres objectifs proposés par celui qui l'a fait. Les hypothèses utilisées doivent donc être elles même crédibles.
On retrouve ici deux notions similaires aux "réalistes" et "atteignables" du caractère "SMART" que devraient satisfaire des objectifs bien pensés et réfléchis (voir Objectif SMART dans Wikipedia)
Une bonne pratique pour n'avoir que des règles et objectifs réalistes et atteignables est, évidemment, de discuter et de tester avant mise en place avec les parties prenantes qui auront à les appliquer et à les mettre en place.

Ne jamais céder pendant l'application ou la mise en place
L'application des règles ou de mise en place des objectifs constitue la phase critique pendant lesquelles doit se manifester et être visible la volonté de faire : c'est pendant ces phases que se bâtit ou se détruit la crédibilité.
Ne jamais céder sur l'application des règles ou l'atteinte des objectifs...mais cela ne signifie pas nécessairement passer en force, qui serait contre productif.
On peut prévoir des moyens et méthodes pour traiter les points potentiellement bloquants.
Par exemple, si on exige un respect des règles on peut aussi avoir un processus pour faire remonter en urgence les situations où il ne semble pas possible d'appliquer une règle (des règles antagonistes par exemple) et donner des instructions sur comment adapter au mieux les règles ou l'environnement de travail pour permettre dans les faits un respect absolu des règles à l'avenir
Pour l'atteinte des objectifs, on peut laisser le choix des moyens, par exemple, à ceux chargés de la mise en place et autoriser ou faciliter la mise à disposition des ressources requises.

A la fin un manager a réussi à bâtir sa crédibilité si ses équipes peuvent dire "Il veut ceci et je sais qu'il l'obtiendra, car il obtient toujours ce qu'il veut, mais je sais aussi que je peux aller le voir pour qu'il m'aide à le faire".  N'est ce pas merveilleux !

Voila ce sera tout pour aujourd'hui. Vous pouvez reprendre vos activités habituelles. Ciao, bonsoir.

P.S. : En Avril dernier, j'ai passé quelques jours à Rochefort et nous avons visité l'Hermione qui était en phase finale de construction : on installait les canons et on formait l'équipage. Un voyage est programmé vers les USA pour reproduire le trajet réalisé par La Fayette. Si vous voulez en savoir plus, cherchez Hermione sur Internet. Il doit y avoir pléthore d'informations.


 

lundi 6 octobre 2014

Bâtir sa crédibilité pour atteindre les objectifs (Billet 1/2)



Appeler Titanic sa société maritime ?
Est ce contribuer à bâtir sa crédibilité ?
Vu à Riga, Lettonie
Ce premier article illustre  avec deux exemples tirés de ma vie professionnelle et un exemple de l'actualité récente sur l'écotaxe ce que je signifie "bâtir sa crédibilité" .
Un deuxième article explicitera les raisons pour lesquelles il est souhaitable, dans le milieu professionnel, d'appliquer une politique pour bâtir sa crédibilité (ou à ne pas la perdre) et proposera quelques pistes pour se donner les meilleures chances de bâtir et maintenir sa crédibilité.

Ëtre manager au pays des merveilles...


Lu dans la Rubrique "Ma vie en boîte" sur le journal le Monde, un billet qui citait un extrait de l'ouvrage collectif Et la confiance, bordel ? (Editions Eyrolles)
"Qui est notre super manageur ? C'est avant tout quelqu'un qui possède une infinie capacité d'émerveillement ...Se connaître, admettre ses forces et ses faiblesses, génère de la confiance en soi, et par effet miroir, de la confiance de la part des autres"

Cela m'a rappelé...

jeudi 2 octobre 2014

Maladresses et erreurs de quelques stratégies et méthodes commerciales



Des clients attentifs...
et qui semblent apprécier le service fourni
L'article d'aujourd'hui décrit quelques exemples de politique commerciale ou de publicités que j'ai vécus et qui ont choqué mon sens de l'organisation et du management. Je vous les livre pour alimenter la réflexion sur ces sujet.

D'abord de l'anecdotique

- Une publicité à la radio à propos de je ne sais plus quel produit : on pouvait acheter ce produit "avec une réduction de -25% (moins 25%)". Il me semble qu'on apprends en grammaire ou en arithmétique que deux négations valent une affirmation. Une réduction de -25% veut donc dire que si j'achète je payerai 25% de plus que le prix normal (??)

 - Lu sur un pot de confiture "Elaboré à partir de fruits choisis". Connaissant la nécessité pour la survie d'une Entreprise de réaliser une marge correcte, j'en ai déduis que le fabricant devait choisir les fruits les moins chers (??) - donc pas forcément les plus goûteux - pour faire ses confitures.

Il va sans dire que je n'achèterai jamais le produit et que je n'ai pas pris la confiture de ce fabricant.

Mais il y a plus grave quand c'est la stratégie commerciale qui subit de plein fouet les erreurs en organisation et management

jeudi 22 mai 2014

Tant de radotage pour un petit rabotage (de quai) !


J'arrête de publier des articles "Organisation et management" à but pédagogique dans ce blog mais j'ai décidé de publier suivant mon humeur des opinions et analyses de divers sujets d'actualité qui peuvent être abordés  sous l'angle de l'organisation et du management. Voici le premier article dans cette optique : il est consacré aux fameux 50 millions à payer pour raboter les quais car les futures rames TER commandées par la SNCF sont plus larges que les rames actuelles.

La SNCF a commandé des trains trop large pour les quais. Il faut raboter quelques milliers de quais et cela va coûter 50 millions. Qui a pu échapper à cette information d'autant plus croustillante qu'elle a été révélée par le Canard Enchaîné ?.

Que peut-on en penser d'un point de vue management ? Beaucoup de bruit pour pas grand chose !

Suivez-moi pour en savoir plus

samedi 19 avril 2014

Clap de fin....

Il faut se rendre à l'évidence, j'ai épuisé plus ou moins tout mon stock d'idées puisées de mes réflexions personnelles dans le domaine de l'organisation et du management. Du coup j'en suis réduit à écrire sur des sujets pour lesquels je n'ai pas d'affinités ou de compétences particulières. ...et cela m'ennuie et je pense n'apporte pas grand chose à mes lecteurs.

Par ailleurs depuis quelques mois le blog est fréquenté par une forte proportion de hits générés par des robots ou équivalents qui polluent les statistiques ...et ceci aussi me perturbe.

J'ai donc décidé d'arrêter officiellement la publication de nouveaux articles. Les articles déjà édités seront toujours consultables et toute modestie mise à part, je suis vraiment content de mon travail lorsque j'en relis certains... Mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Ce fut un plaisir de réaliser un tel blog et je remercie ceux qui ont re-publiés certains de mes articles ou m'ont envoyé des commentaires.

Ce sera tout pour aujourd'hui (et jusqu'à désormais !). Ciao, bonsoir.

dimanche 20 octobre 2013

N'y a t-il qu'un pas de l'éthique à l'équité et donc à l'efficacité ? (1/2)

De l'équité et de l'éthique pour apporter de la douceur et de l'efficacité dans le management ? 
Parcourant mes blogs habituels, j'ai trouvé le même jour, deux articles qui ont attiré mon attention: un sur l'équité et l'autre sur l'éthique. Dans ce billet et le suivant je vous propose de réfléchir au lien entre ces deux notions et un management efficace. Suivez-moi!

jeudi 3 octobre 2013

4 mois plus tard, le blog était toujours vivant....

A l'intérieur de la cathédrale d'images aux Baux de Provence
Cela fait 4 mois que je n'ai pas écrit de nouveaux billets....en partie, mais pas seulement, du au syndrome de la page blanche ....

Cette période est bien achevée et la parution reprendra sous peu : à venir l'éthique et l'équité, les décisions absurdes et comment les éviter, la fin de la série sur les indicateurs , etc...et tout autre sujet qui conviendra à mon état d'esprit du moment.

En attendant je ne peut que vous encourager à relire les billets plus anciens. Toute modestie mis à part (?), quand j'en relis un, il m'arrive parfois d'être étonné (favorablement) d'avoir pu écrire un tel article (!!).

Voila , ce sera tout pour aujourd'hui

lundi 3 juin 2013

Prendre l'ascenseur avant la rude montée par l'escalier, pour une meilleure efficacité et une communication plus performante!

Prendre de la hauteur avec l' "elevator talk"
Ce billet rappelle ce que sont "elevator talk" ("argumentaire en 2 minutes") et "executive summary" ("L'essentiel pour gens pressés") et décrit pourquoi il vaut mieux les concevoir et les préparer au début d'un travail plutôt qu'à la fin.

Amis lecteurs, je déteste utiliser des mots anglais quand j'écris en Français. Mais je ne connais pas de bons équivalents pour "elevator talk" et "executive summary" et je continuerai donc à les utiliser dans le reste de ce billet. Si vous avez des suggestions sur des traductions astucieuses n'hésitez pas à les soumettre et notre langue et notre culture française vous en seront reconnaissants! 

Merci de me laisser la chance de vous expliquer pourquoi.

dimanche 26 mai 2013

Améliorer nos capacités d'émerveillement, pour un management plus performant (Copier c'est gagner 3/3)


S'émerveiller devant les caprices de la nature!
 Ce billet est le dernier d'une série de trois consacrés à l'émerveillement en management.
Le 
premier billet décrit comment j'avais découvert "l'émerveillement" comme principe de management
Le deuxième décrit quels sont les bénéfices et avantages qu'en tant que manager on peut obtenir d'une capacité à s'émerveiller
bénéfices de l'émerveillement.
Malheureusement les capacités d'émerveillement ne sont pas innées chez la plupart d'entre nous, et pour arriver à s'émerveiller (à bon escient) et s'habituer à pratiquer l'émerveillement, il faut s'entraîner et développer ses capacités. Ce troisième billet indique quelques pistes pour améliorer ses capacités d'émerveillement

Comment s'émerveiller? Ou plus modestement, comment s'entraîner à voir ce qui, dès lors que nous les notons, nous apparaîtrait bien, beau ou tout simplement différent?

Ou comment s'entraîner à comprendre pourquoi, aux yeux des autres, quelque chose apparaît bien, beau et différent? Peut-être que, nous aussi, nous nous émerveillerons quand nous aurons compris ce qui suscite l'émerveillement chez l'autre?
Alors, comment s'émerveiller? Comment s'obliger à voir ce qui est bien, beau ou simplement différent?

mercredi 24 avril 2013

Accompagner le changement? Ce n'est pas gagné! et il faut savoir quand on en a besoin!

Quelle voie choisir?
Est ce une crise qu'il faut gérer?
ou le monde et notre environnement qui ont changé et qui demandent un changement de nos approches et méthodes?  
Aujourd'hui deux éclairages sur le changement et l'accompagnement du changement qui m'ont été inspirés par mes lectures récentes.

dimanche 31 mars 2013

Un magnifique exemple de décision absurde.....

Décider...c'est définir quelle chemin suivre
pour ne pas se retrouver dans l'eau
J'ai plusieurs fois traité des conditions de prise de décisions.

Comme expliqué par exemple dans un billet précédent, suivant le contexte et sa composition, un groupe peut prendre des décisions judicieuses (The wisdom of the crowd) ou arriver à une décision absurde, c'est à dire une décision qu'aucun des participants n'aurait pris individuellement.

Nous en avons eu un magnifique exemple lors du problème des banques de Chypre.

vendredi 1 mars 2013

Quand les indicateurs se la jouent "perso" (objectifs, motivation et efficacité des éléments de pilotage 1/3)

Un bateau sur les rochers
Est-ce le résultat d'objectifs divergents
entre le pilote et le propriétaire du bateau ?
Ce matin, un billet du blog de Christophe Faurie que je lis régulièrement a retenu mon attention Comment gagner de l'argent dans une banque . Il s'agit d'un commentaire à propos d'un article en anglais sur comment gagner de l'argent à Wall Street "à coup sûr". Quelques méthodes sont décrites qui expliquent des moyens "imparables" de gagner beaucoup d'argent à titre individuel tout en en faisant, à terme, perdre encore plus à la collectivité. Et tout ceci légalement et/ou en exploitant à leurs limites les divers indicateurs de performance et systèmes de rémunération en place. 

Les indicateurs de performance et autres constituants des tableaux de bord sont mis en place dans les entreprises et collectivités pour donner aux dirigeants et managers un état de la situation de l'entreprise et leur permettre de piloter et prendre les décisions collectivement qui faciliteront l'atteinte des objectifs. Ces indicateurs et éléments du tableau de bord, cependant, orientent aussi le comportement des individus quand ils ont à prendre des décisions à leur niveau.
Dans le meilleur des cas, et c'est ce qui est visé, les décisions individuelles iront dans le sens de l'intérêt de la collectivité et tout le monde est gagnant. Mais, parfois, la somme des décisions individuelles ne correspond plus à l'intérêt de la collectivité et alors divers problèmes apparaissent.   

Ceci est le premier billet d'une série de trois. Y sont décrit deux exemples que j'ai eu l'occasion de rencontrer dans ma carrière: un au niveau micro économique et tactique et l'autre au niveau de la stratégie globale.
Le deuxième billet tentera d'inventorier quelques causes possibles de ce décalage entre intérêt collectif et intérêts individuels.
Le troisième et dernier billet proposera quelques conseils pour essayer de faire coller au mieux les intérêts du collectif et ceux des individus
Suivez-moi !       

mardi 5 février 2013

Pourquoi s'émerveiller ?¨Pour un management plus efficace et plus productif (Copier c'est gagner 2/3)

S'émerveiller devant les couleurs d'un paysage
Ce billet est le deuxième d'une série qui a commencé avec s'émerveiller, un comportement et un acte de management

Pourquoi s'émerveiller? Ou plus modestement, pourquoi se forcer à voir ce qui, dès lors que nous les notons, nous apparaîtrait bien, beau ou tout simplement différent?

Ou, même si ce n'est pas évident de prime abord pour nous, pourquoi ne pas essayer de comprendre pourquoi, aux yeux des autres, quelque chose apparaît bien, beau et différent? Peut-être que, nous aussi, nous nous émerveillerons quand nous aurons compris ce qui suscite l'émerveillement chez l'autre?
Alors, pourquoi s'émerveiller? Pourquoi s'obliger à voir ce qui est bien, beau ou simplement différent?

jeudi 10 janvier 2013

S'émerveiller, un acte de management efficace et productif (Copier c'est gagner, 1/3)

S'émerveiller devant un lever de soleil....
En ce début d'année, je vous présente mes voeux de réussite et de bonheur dans ce que vous entreprendrez.
Je vous souhaite aussi de savoir bien gérer les problèmes qui "vous tomberont dessus", en particulier grâce à votre sens de l'anticipation, à votre gestion effective des risques et vos qualités de management. C'est un des buts de ce blog de vous aider à atteindre ces objectifs.

Très souvent on associe l'apparition d'une nouvelle année et la prise de "bonnes résolutions". Je n'y ai jamais cru, car pourquoi aurait-on plus la volonté de suivre des bonnes résolutions le premier Janvier plutôt que tous les autres jours de l'année (Du moins lorsque les brumes dues à l'alcool se sont évaporées).

Par contre, en organisation et management, il y a un comportement que j'ai toujours trouvé profitable, c'est de développer sa capacité à "s'émerveiller" et à copier.

S'émerveiller de quoi? Copier quoi? C'est ce que le billet d'aujourd'hui - le premier d'une série de 2 ou 3 - va commencer à traiter.

mercredi 5 décembre 2012

Des méthodes d'accompagnement du Changement aussi en Politique? Chiche!

"Il faut réduire les dépenses et les coûts!
En quelle langue faut-il vous le dire?"
Une méthode d'accompagnement du changement alternative ?
Aujourd'hui, un petit exercice pratique sur l'accompagnement du changement en Politique. Si vous étiez premier ministre, comment procéderiez-vous pour faire réduire les dépenses et les ressources des administrations et autres collectivités?

Je lis régulièrement les billets du blog de Christophe Faurie, blog changement, dans lequel il partage, entre autres, sa grande expérience de l'accompagnement du changement . Un de ses récents billets commente un article de la Tribune consacré à la méthode que souhaite appliquer notre premier ministre pour réduire les coûts et les effectifs de la fonction publique et des collectivités locales dans le cadre de la MAP, modernisation de l'action publique. Article Tribune.

La méthode proposée diffère de la RGPP, Révision générale des Politiques Publiques, de son prédécesseur dont le périmètre était moins large et l'approche plus autoritaire. Pour la réduction des effectifs la règle très simple était de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite.

Voici ce qu'écrit Christophe Faurie "Pour une fois, le gouvernement paraît proche de mes idées. Alors que M.Sarkozy semble avoir voulu passer en force, mais sans s’attaquer aux bastions les plus sauvagement défendus, M.Hollande désirerait écouter le petit peuple, accompagner le changement, et ratisser large (collectivités locales et organismes sociaux)".

Dans le billet d'aujourd'hui je me propose de partager avec vous quelques réflexions sur ces changements et les deux méthodes appliquées.

vendredi 9 novembre 2012

Vers la performance: le grand manège des managers et méthodes de management (2/2)


Adapter ses méthodes de management...
et ne pas rester à l'êre préhistorique
(Musée de Quinson)
 Ce billet est la suite de vers la performance, manager avec ménagement...consacré au rôle et fonctions que devrait exercer tout manager pour l'efficacité et le bien-être de ses équipes et de l'organisation.

Lu ce matin sur un blog manager dont on divorce, quelques raisons qui font qu'une personne quitte un manager. Soit quitter au sens littéral (Démissionner), soit beaucoup plus souvent quitter au sens figuré en ne s'impliquant plus, en participant peu, bref en faisant le minimum pour recevoir un salaire. Je vous invite à passer en revue ces quelques causes d'une rupture avec son manager qui reprennent en négatif quelques-uns des domaines abordés dans le billet précédent.

Le présent billet va préciser et compléter certains des rôles et fonctions du manager.

lundi 29 octobre 2012

Donner du sens à l'accompagnement du changement et ce qu'il ne faut pas faire à la manière de Dilbert.


Je ne résiste pas au plaisir d'attirer votre attention sur le Dilbert d'aujourd'hui Dilbert et Change management

Je traduis librement.
Lors d'une réunion, le chef (The pointy-haired boss) annonce ce qui a été décidé dans les hautes sphères: "On va embaucher un directeur de l'accompagnement du changement afin d'aider nos employés à adhérer aux changements stratégiques"
Dilbert: "Ou on pourrait définir des stratégies sensées. Alors les employés adhéreraient"
Le chef: "Cela a l'air plus difficile à faire"
Fin de l'histoire. 

Comme c'est vrai!
Tout changement, "balancé" depuis les hautes sphères sans concertation avec ceux qui auront à l'utiliser (Les employés et autres parties prenantes) est simple à définir (du moins pour les hautes sphères).

Mais
  • sans compréhension par les employés du Pourquoi ce changement
  • sans implication des employés dans le Comment,
  • sans participation de ceux ci à la définition détaillée des objectifs et des méthodes,
il y a peu de chance que le changement soit sensé donc qu'il ait du sens pour les employés.
Et si les employés n'adhèrent pas, on peut essayer de passer en force en nommant un directeur du changement, et le changement sera peut-être mis en place mais il y a peu de chance qu'il soit utilisé efficacement sur la durée.

Ceci mérite réflexion, et application, et je vous encourage sur ce sujet à consulter les billets de ce blog consacrés à l'accompagnement du changement et en particulier ceux traitant de la définition des objectifs du changement  et de la mobilisation des parties prenantes.

Voila, ce sera tout pour aujourd'hui. Vous pouvez arrêter la lecture de ce blog et reprendre vos activités habituelles. Ciao, bonsoir.




mercredi 17 octobre 2012

Vers la performance: manager avec ménagement, ça déménage ! (1/2)


Manager pour aider les équipes à se diriger dans le brouillard
et permettre à l'entreprise d'atteindre ses objectifs

Dans le billet d'aujourd'hui, quelques réflexions sur le management. Elles ne seront sans doute pas originales car il y a des milliers d'articles et de livres qui paraissent chaque année sur le rôle du management mais écrire sur un sujet m'aide toujours à me clarifier les idées, et souvent à en générer quelques nouvelles qui, je l'espère, pourront vous être de quelque utilité.

Comme souvent cette réflexion sur le management m'a été suggéré par la lecture d'un des Dessin de Dilbert publiés quotidiennement. Dilbert est un modèle, oui! mais un modèle en négatif. Pour obtenir des démarches ou méthodes raisonnables, réfléchies et efficaces, il faut appliquer l'opposé de ce qui est représenté dans la bande dessinée. Donc dans le dessin qui a initié ma réflexion, "Catbert", un des managers "diaboliques" de l'entreprise où travaille Dilbert, affirme que le but du management est de rendre la vie difficile pour les employés. Dans la "vraie vie", il faut donc comprendre qu'un des objectifs du management devrait être de faciliter le travail des employés.

Une formule que j'ai découverte il y a quelques années et qui me semble parfaitement résumer le rôle du management dans la performance de l'entreprise est la suivante
"Business is simple. Management job is to take care of employees. The employées' job is to take care of customers. Happy customers take care of the shareholders. It's a virtuous circle".
"Faire du business est simple. Le travail du management est de s'occuper des employés. Le travail des employés est de s'occuper des clients. Les clients satisfaits s'occupent des actionnaires. C'est un cercle vertueux".
Que faut-il comprendre du rôle du management et des managers par l'expression "s'occuper des employés" ("take care of employees")?

lundi 24 septembre 2012

Du travail collectif ou individuel, face à face ou virtuel : Réunion ou pas réunion, telle est la question (1/2)

Réunion au sommet
(sur le parking d'une raffinerie à Durban, Afrique du Sud)
Vu dans "le journal du Net, Management" 10 conseils sur "Que faire pendant une réunion ennuyeuse?"
Je trouve que quelques conseils sont pertinents tels que "écourter la réunion", etc. La plupart des autres suggèrent d'occuper son temps à des activités étrangères au sujet de la réunion (Répondre à ses mails, jouer, consulter les résultats sportifs, etc) ce qui me semble aller à l'encontre de règles "raisonnables" en matière d'organisation et du management.
J'aspire peut-être à un environnement de travail idéal mais je pense que si une personne s'ennuie dans une réunion, il n'y a que deux possibilités
  • soit le participant qui s'ennuie n'a rien à faire dans la réunion, et il devrait en sortir
  • soit la réunion est mal organisée ou préparée et il faudrait prendre des mesures pour éviter que cela se renouvelle
Je vous propose aujourd'hui de réfléchir ensemble à la logique d"organisation d'une réunion et d'esquisser des pistes pour éviter que les participants ne s'y ennuient, ce qui est frustrant et démotivant pour les participants et inefficace et non efficient pour la collectivité.
Suivez moi

lundi 10 septembre 2012

Varier les approches de l'accompagnement du changement


Faut-il tirer le changement? le pousser? l'accompagner?
trouver les bons leviers pour qu'il aille "tout seul"
dans la bonne direction?
A force de participer, lire, réfléchir, former et écrire sur l'accompagnement du changement, je commence à avoir acquis une "philosophie de l'accompagnement du changement". J'utilise le mot "philosophie" à défaut d'avoir trouvé une expression plus adéquate. Voyons ce que j'entends par là.
Quand on aborde un nouveau sujet, on se forme, on apprend des méthodes et des manières de faire. Ensuite face à une situation, on analyse et on identifie les méthodes et manière de faire que l'on estime pertinentes et on les applique.
Passé un certain stade d'accoutumance avec le sujet, il arrive que l'on "sente" ce qu'il faut faire sans avoir à faire une analyse consciente. On peut ensuite si on le souhaite retrouver les raisons objectives et les éléments logiques qui ont sous-tendu notre prise de décision.
Ce que j'appelle "acquérir la philosophie" d'un sujet s'apparente à l'intuition: notre cerveau utilise toute sa connaissance et les expériences pour décider la meilleure solution de manière inconsciente.
C'est une approche distincte de l'étape de pure analyse par laquelle on est obligé de passer quand on ne maîtrise pas encore un sujet. C'est aussi fondamentalement différent de "la devinette" à laquelle on peut recourir sur des sujets que l'on ne connaît pas: on peut avoir de la chance et trouver par hasard la bonne solution mais il vaut mieux ne pas bâtir une stratégie sur cette approche.

Notre billet d'aujourd'hui aborde divers sujets et cite quelques sources liés à l'accompagnement du changement. Ils vous permettront de poursuivre la réflexion et devraient vous aider à progresser dans l'acquisition d'une philosophie de l'accompagnement du changement.
Suivez-moi!

mercredi 29 août 2012

Innovation: plus efficace, moins cher, meilleur service client, meilleures conditions de travail...pourquoi on n'y a pas pensé avant?

Une vue de V** en Bourgogne
Je passe souvent quelques semaines de vacances à P**, un "gros" village à quelques kilomètres de Dijon. Il y a quelques années s'est installé dans le village voisin V** un nouveau supermarché, faisant partie de la chaîne C** qui commença à faire concurrence au supermarché déjà présent dans le village de mes vacances. Concurrence si vive que quelques années plus tard seul le "nouveau" supermarché est florissant. Celui qui "a toujours" été là, vient de changer de propriétaire et va sans doute fermer.

La première fois que je suis allé dans le nouveau supermarché, j'ai été surpris car il n'y avait pas de caisses avec des tapis roulants sur lesquels déposer les articles. Les personnes à la caisse étaient debout, réceptionnaient les chariots et, après l'avoir scanné, transvasaient chaque article dans un autre chariot en attente. Au total une seule manipulation de chaque article par le personnel de caisse.

Cette année, j'ai récupéré un feuillet dans lequel ils expliquent leur philosophie pour le passage en caisse.

Je vous propose de reproduire le contenu de ce feuillet, puis de commenter les points saillants de ce qui me semble participer d'une organisation innovante, focalisée sur le client, plus efficace et procurant sans doute un environnement de travail plus agréable pour les salariés

dimanche 19 août 2012

Créativité, innovation, optimisation et décision: du bon usage de la diversité et du collectif. (2/2)



Un coin de fraîcheur et de sérénité
propice à la créativité et génération d'idées
 Je rentre de 3 semaines de vacances. A la recherche d'idées, je parcours les billets déjà publiés. Et je réalise que j'ai oublié d'écrire un billet que je vous avais promis sous une semaine et qui faisait suite à un article publié en avril! Je corrige donc immédiatement cet oubli.
Ce billet est le second de deux consacrés au "bon usage de la diversité et du collectif". Le premier billet s'est surtout intéressé aux caractéristiques que devaient avoir un groupe d'individus (une "foule") pour pouvoir prendre collectivement des décisions "sages et sensées".
Une des conclusions du premier billet était que la sagesse des foules, très efficace pour les problèmes d'optimisation, ne donne pas de bons résultats pour les problèmes qui demandent de la créativité et de l'innovation.
Le présent billet examine comment ce constat s'accorde avec le fait que beaucoup de méthodes de créativité sont des méthodes collectives.

jeudi 26 juillet 2012

Risques, cygnes noirs et continuité des opérations


Toute activité génère des risques
Si un de ces risques se matérialise, ai-je des plans en place
pour minimiser les impacts sur la conduite des activités? 

Dans ce blog, j'ai eu souvent l'occasion d'évoquer les risques et leur gestion.

Le présent billet évoque le cas des risques à probabilité faible mais aux conséquences très importantes, voire catastrophiques, et propose une approche pour limiter l'impact qu'ils peuvent avoir sur les opérations.

dimanche 8 juillet 2012

De serendipité, de palmiers, de papillons et des leçons à en tirer pour faire mieux la prochaine fois

Photo des palmiers avant plantation
deux ans plus tard, le plus grand a été attaqué
par le papillon du palmier
et a du être abattu
L'introduction de ce billet est un peu longue et peut sembler déplacée dans un blog consacré au management et à l'organisation, mais n'ayez crainte; ce billet parle bien  d'efficacité et d'organisation et non de jardinage.

Depuis deux ans j'ai entrepris de refaire complètement mon jardin alors que je l'avais négligé pendant 20 ans.  J'ai commencé par faire abattre 9 pins noirs d'Autriche qui occupaient la plus grande partie de la surface. En effet ces arbres, outre qu'ils ne sont pas très esthétiques, constituent un vrai régal pour les chenilles processionnaires. Chaque année je devais escalader les branches pour ôter une cinquantaine de nids qui, malgré divers traitements que nous avions pu essayer, réapparaissaient à chaque printemps..

Je me suis donc trouvé avec un terrain presque nu (Il restait un cyprès et quelques arbustes) à reconfigurer.
J'ai pris un jardinier pour faire rentrer une trentaine de m3 de terre et pour planter une dizaine d'arbres relativement gros (Dont un olivier en pot pour un poids de 800kg) et ensuite je me suis mis à la tâche. N'ayant aucune connaissance particulière dans le domaine, j'ai fait fortement appel à Internet et aux conseils que je pouvais recevoir au hasard des rencontres. Et maintenant, deux ans plus tard, après avoir planté sans doute environ deux cents plantes, fait des surfaces de circulation, installé l'arrosage automatique, etc...je peux dire que mon jardin est achevé. Il ne reste plus l'entretenir.

La phase d'entretien consiste à nettoyer, couper, tailler, etc. mais aussi à surveiller les plantes pour détecter les attaques d'insectes ou de maladies et traiter en conséquence. Depuis sa plantation, un des deux palmiers déclinait. En pot il était magnifique. Une fois planté, des feuilles ont commencé à sécher la première année. La deuxième année il n'a pas fait de fruit et il a continué à se dégarnir. Cette année, c'est la "Berezina", au sortir de l'hiver il n'avait quasiment que des feuilles sèches et aucune nouvelle n'a poussé. Et je viens de réaliser que depuis deux ans nous avions implicitement accepté cet état de fait. Accusant la longue période de mistral quand nous l'avons planté, puis un excès d'eau lors des l'arrosage automatique du gazon puis le dernier hiver très froid....

Aujourd'hui, le palmier est définitivement déclaré "mort". J'ai coupé le tronc et ai traité le deuxième palmier pour qu'il ne subisse pas le même sort. Car depuis quelques jours j'ai trouvé l"origine de la mort du palmier. Et je pense que qu'il y a des leçons à en tirer en matière d'efficacité et organisation personnelle.
Ce sont ces leçons que je me propose de partager avec vous dans ce billet.

lundi 16 avril 2012

Créativité, innovation, optimisation et décision: du bon usage de la diversité et du collectif. (1/2)


La sagesse de la foule ou le déchaînement d'une "meute"? A crowd or a mob?
(Manifestation de rue à Buenos Aires en 2007)
J'ai récemment parcouru un article sur la Harvard Business Review qui fait le lien entre la "diversité" présente au sein d'un comité de direction et les performances financières des sociétés Is there a pay-off from top team diversity. L'échantillon étudié comprend 180 sociétés cotées de 4 pays Européens. Ayant à baser leur étude sur des données publiques, ils n'ont utilisé une mesure de diversité qui ne comprend que le pourcentage de femmes et de non nationaux dans les comités de direction de ces sociétés donc une définition un peu étroite. Néanmoins, l'étude trouve une bonne corrélation entre la diversité ainsi mesurée et les résultats financiers tels que retour sur capital investi.   

J'avais aussi été très intéressé il y a quelques années par un livre paru en 2004 et traduit en Français en 2007, La Sagesse des foules, de James Surowiecki (Titre originel; the wisdom of the crowd) La thèse développée était que sous certaines conditions, une foule donnait des résultats meilleurs que le meilleur des jugements individuels.
Ces documents m'ont donné envie d'aborder avec vous le thème de la "Diversité" et du "Collectif"  dans les entreprises, en particulier en ce qui concerne les processus de décision, optimisation et innovation. Un billet en deux parties sera consacré à ces thèmes.




dimanche 18 mars 2012

A propos de Créativité, Innovation...morceaux de cake, triangles équilatéraux et chauffeur de taxi (2ter/2)

A Buenos Aires l'avenue supposée être la plus large au monde!
La créativité non plus n' a pas de limites 
Ces dernières semaines j'ai été très occupé par une formation que j'anime sur la conduite du changement et par des articles que j'écris pour les "Techniques de l'ingénieur", aussi ai-je un peu délaissé ce blog. Mais, amis lecteurs je ne vous ai pas oublié.
J'ai fait l'emplette d'un petit livre "Énigmes mathématiques diaboliques" (Auteur Sylvain Lhullier) et vous propose  trois de ces énigmes qui m'ont inspirées quelques réflexions sur la créativité et sur les barrières mentales qui peuvent la brider.
Voici les énigmes, à vous de jouer!
  1. Comment couper un cake en huit morceaux en donnant uniquement trois coups de couteaux?
  2. Comment réaliser 4 triangles équilatéraux avec 6 allumettes?
  3. Un chauffeur de taxi un peu pressé s'engage dans une ruelle en sens interdit. Il est arrêté par un policier. Tous deux discutent un moment et le chauffeur de taxi repart sans encombre. Comment s'est-il débrouillé?

jeudi 9 février 2012

créativité, innovation, ...isoler les grandes gueules, se remuer les meninges, ...and so on (2bis/2)

Le brainstorming, pour pimenter la génération d'idées...
A l'usine de fabrication du Tabasco en Louisiane
Vous êtes vous déjà trouvé dans une des ces situations?
Vous participez à une réunion pour un ordre du jour défini. A un moment dans la réunion, il est décidé de "se laisser aller", de "lacher la bride à la créativité" et de chercher des idées ou des solutions à un problème en utilisant la technique du brainstorming. Deux configurations différentes peuvent être choisies pour mettre en oeuvre cette session de brainstorming

dimanche 22 janvier 2012

Créativité, innovation,...porter le chapeau, ne pas voir le gorille, ...en ga zo maar door (2/2)


Faire jaillir et canaliser la créativité et l'innovation

Voici le troisième billet de notre série Créativité, innovation, etc, qui fait suite à billet 1 et à billet 1bis
Poursuite du passage en revue de quelques attitudes, comportements et méthodes que j'ai trouvées efficaces au cours des ans pour susciter, générer et structurer des idées et solutions créatives et innovantes aussi bien en groupe qu'en individuel.

mercredi 18 janvier 2012

créativité, sérendipité,...boire du café, chanter sous la douche...und so weiter (1bis/2)

Toute ressemblance entre le sujet de cette photo et le contenu
du billet serait une coincidence ou le résultat de vos capacités
de créativité (Vue de Kaunas, Lituanie) 
Je suis régulièrement le nombre de hits sur mon blog...Cela fait toujours plaisir de savoir qu'on est lu et peut-être qu'on a été utile à quelqu'un. Et, quand les informations sont disponibles, j'analyse les critères qui ont été utilisés pour trouver mon billet parmi les milliards d'articles sur le WEB. Et souvent j'utilise ces  mêmes critères de recherche à mon tour. Cela me permet, normalement, de retrouver mon billet, d'apprécier son "rang de sortie" et d'en tirer des enseignements pour favoriser les recherches futures. Cela me donne accès aussi à un grand nombre d'autres billets et sites plus ou moins reliés au sujet de mon billet. Et souvent je survole les titres et, pour certains, je parcours le contenu....et très souvent j'y pêche une bonne idée.
Quelle source extraordinaire de sérendipité!

J'ai appliqué cette manière de faire à propos de mon billet le plus récent dédié à la creativite-innovation-serendipité  et ai, entre autres, trouvé cette video qui en 1mn 40s trouve le moyen de donner 29 comportements et habitudes à adopter pour "rester" créatif. Et j'ai découvert que j'appliquais déjà depuis longtemps la plupart des 29 comportements et habitudes...Aussi je ne résiste pas au plaisir de vous les citer, ci dessous, traduits en Français car la video originelle est en Anglais. Suivez-moi!