mercredi 8 juillet 2015

Y a comme une faille dans la gouvernance et l'organisation !


Assemblage disparate de bâtiments (Le musée du MUCEM,
la cathédrale de la Major, la tour CMA-CGM et le
chapiteau d'un cirque !)
En Avril 2015, des fragilités potentielles ont été découvertes par l'autorité de Sûreté nucléaire sur le couvercle et le fond de la cuve du réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville. Il s'agit en fait de teneurs deux fois trop élevées en carbone qui entraînent une fragilité plus grande de la cuve et peuvent réduire sa résistance aux radiations ou aux chocs.
Aujourd'hui, il apparaît que ces teneurs en carbone trop élevées avaient été détectés par Areva en 2006 mais n'avaient pas été signalées alors à l'autorité de sûreté nucléaire (article du Canard Enchaîné)
Réponse d'Areva : "c'est inhérent à la physique" et "au refroidissement des gros lingots d'acier". .

A titre d'exercice, examinons quelques unes des interrogations que suscite cette situation dans le domaine de l'organisation et du management

dimanche 5 juillet 2015

"La Vérité est dure mais c'est la Vérité"

Ce court billet juste pour une réflexion sur les premiers résultats du référendum en Grèce qui donneraient une majorité pour le Non (Soit ne pas accepter les propositions de l'Eurozone).

Cela m'a fait penser à une de mes maximes favorites (que je pense avoir "inventée" ) : "La vérité est dure mais c'est la vérité" (sur le modèle de "Dura lex, sed lex").

Tout le monde semble être d'accord pour dire que la dette grecque n'est pas soutenable et qu'il faudra la restructurer. Par ailleurs, même après le non il semble y avoir unanimité pour dire qu'il faut continuer des négociations

On ne peut pas restructurer la dette grecque sans créer des tensions dans d'autres pays membres de l'Eurozone, c'est sûr mais si de toute manière on est condamné à la restructurer, pourquoi ne pas avoir commencé à en discuter il y a 5 mois ?? C'était la vérité, et on doit accepter la vérité ! Il n'y a pas d'alternative : alors pourquoi avoir retardé ces discussions...cela n'a abouti (logiquement) qu'à un retrait de la Grèce et la tenue d'un référendum ! Cela ne sert à rien de reporter un problème que l'on sait on aura à traiter !

"La vérité est dure, mais c'est la vérité". Seules les autruches se cachent la tête dans le sable pour ne pas voir les évènements désagréables ..mais cela ne peut que faire empirer les problèmes. Alors, mieux vaut prendre acte au plus tôt qu'il faut agir - il n'y a pas le choix - et essayer de trouver la meilleure solution au plus tôt.

Voila ce sera tout pour aujourd'hui. Vous pouvez arrêter de lire ce blog et reprendre une activité normale. Ciao, bonsoir !

mercredi 10 juin 2015

Aller voir un match de football en jet privé : d'autres réflexions sur les notions d'éthique et de gouvernance



Suis-je vraiment arrivé ici pour un motif professionnel  ?
Peut-on penser que venir ici a été décidé d'abord pour mon plaisir ?
Cela peut-il être interprété comme un manquement à l'éthique ?
L'actualité me rattrape ! Dans un billet précédent, Article précédent, j'évoquais les notions d'éthique et de gouvernance et je citais - en post scriptum - un cas qui m'était arrivé où j'avais refusé l'invitation d'un fournisseur pour aller voir un équipement installé au Canada dans la région du homard !. J'avais estimé à l'époque que, bien que ce soit un déplacement professionnel, on aurait pu penser que j'y étais allé pour mon plaisir et donc que j'avais profité de mon poste pour bénéficier d'un avantage personnel.

Je pense que notre premier ministre, Manuel Valls, aurait bien fait d'adopter la même attitude et n'aurait pas du prendre un jet privé à la finale Barca / Juventus à Berlin et, parait-il, aller discuter avec M.Platini de L'Euro 2016. Il n'aurait pas du y aller...car on peut penser qu'il y est allé pour son plaisir personnel....Et ce d'autant plus que la discussion avec M.Platini n'était pas enregistré sur son agenda officiel, qu'il avait deux de ses enfants avec lui et que M.Platini était deux jours plus tard en France.

D'après moi, c'est un peu la même analyse que celle que j'avais faite dans le cas de Thevenoud : soit il l'a réellement fait pour des motifs professionnels sans réaliser l'interprétation qui pouvait en être faite dans l'opinion ...et cela dénote un manque de réflexion et d'anticipation difficilement compatible avec la fonction de premier ministre, soit il l'a fait pour des motifs personnels et c'est évidemment une entorse à l'éthique et à une bonne gouvernance, mais peut-être n'a-t'il pas été formé et sensibilisé ?

Voila, ce sera tout pour aujourd'hui.

P.S.1. : et dans la même lignée les députés votent eux même sur des mesures économiques qui les concernent : est ce bien raisonnable ? Pourquoi ne pas demander aux assujetis de L'ISF si il faut augmenter cet Impôt ? Ou aux fonctionnaires avec l'emploi à vie si il faut les faire passer sous un régime commun de contrat de travail? Ces deux derniers exemples paraissent absurdes mais c'est ce qui est fait en autorisant les personnes intéressées à décider et valider elles mêmes des décisions qui les concernent.

P.S.2. : Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi aucun de ses conseillers ne l'a dissuadé de le faire. Ont-ils besoin eux aussi d'être formés ou pensent-ils que un premier ministre, de par sa fonction, est intouchable et n'a pas à suivre les règles qui s'appliquent au commun des mortels ?

P.S.3. : et comme pour le cas de la directrice de l'INA, je ne vois pas de raison pour laquelle les frais engagés pour le premier ministre ne devraient pas validés par un responsable délégué hors de la ligne hiérarchique du premier ministre...au mieux avant d'engager les dépenses et à défaut, quand il s'agirait de régler la facture. Qu'il aurait-il d'étrange à ce que l'administration et le gouvernement suivent les règles de gouvernance généralement appliquée dans le secteur privé ? ( A part, bien entendu, "cela ne coûte rien, c'est l'état qui paye !" )




jeudi 4 juin 2015

Faire exploser les coûts de taxi ou ne pas payer ses impots : quelques réflexions sur les notions d'éthique et de gouvernance

Est ce conforme à l'éthique d'accepter une invitation
à déjeuner par un fournisseur avec langouste ou
homard au menu ?
(Dans un restaurant de poisson à Durban, Afrique du Sud)
Un billet de ce blog écrit il y a quelques mois, évoquait les notions d'éthique et d'équité Ethique et equité pour plus de performance.
Deux faits divers récents sur des "comportement non appropriés" d'un secrétaire d'état nouvellement promu et de la patronne de l'INA, m'ont incité à aborder à nouveau le sujet de l'éthique en Entreprises ou collectivités.

Suivez moi pour en savoir plus.





jeudi 21 mai 2015

Un éclairage accompagnement du changement de la Réforme du collège : bâtir sa crédibilité en se hatant de publier un décret d'application ?

Monter toujours plus haut
vers l'excellence ??
Mais cela ne sera jamais un long fleuve tranquille !
Ce billet fait suite aux deux billets précédents sur un éclairage "Accompagnement du changement" de la réforme du collège et des programme du collèges Billet 1/2  et billet 2/2

La grève des enseignants contre le projet de réforme du collège a eu lieu le 19/05. Le décret d'application de la réforme des collèges a été publié au journal officiel le 20/05 au prétexte que la réforme devait urgemment être mise en place pour corriger la situation existante. Rappelons que ce décret est l'application d'une loi discutée et votée en 2013 (Refondation de l'école). La publication du décret d'application avait donc déjà attendu plus de 18 mois; objectivement le décret pouvait donc bien attendre encore quelques semaines et n'avait pas à être publié le lendemain de la grève ce qui a été considéré comme une provocation.
Quant à la proposition de modification des programmes scolaires, elle est au stade de la discussion et n'est pas concernée par le décret d'application publié le 20/05.

Que peut-on penser de cette hâte à publier ce décret ?

samedi 16 mai 2015

La réforme des collèges et des programmes du collège examinées avec une perspective de conduite du changement (2ème partie)



Faire des découpages miniatures demande une grande patience
et des nerfs d'acier, animer une salle de classe aujourd'hui
doit demander les mêmes qualités
(Vu au musée de la miniature à Lyon)
Ceci est la deuxième partie du billet sur la réforme des programmes scolaires examinée avec une perspective de conduite du changement. Pour la première partie CLIC

En tant que praticien de la conduite du changement, quel est mon diagnostic sur les chances de succès de la mise en place du projet de nouveaux programmes scolaires ?




vendredi 15 mai 2015

La réforme des collèges et des programmes du collège examinées avec une perspective de conduite du changement (Première partie)

Une salle de classe vue au musée de la miniature à Lyon
La réforme proposée des programmes scolaires fait l'objet d'intenses commentaires de la part d'une grande variété de représentants de la société civile. Dans ce billet je ne porterai pas de jugement sur le fond, sur le contenu des nouveaux programmes proposés : c'est un domaine où je n'ai pas de compétences particulière. En revanche je vous propose d'examiner ce projet avec une perspectives de conduite du changement. Comment se situe ce projet et la manière dont il a été promu vis à vis des bonnes pratiques de conduite du changement, pratiques que j'ai eu maintes fois l'occasion d'aborder dans ce blog.


Ce billet un peu long sera publié en deux parties.